La qualité de l'air s'améliore graduellement depuis 1988. En fait, la qualité de l'air est bonne dans 93 % des cas. Cependant, le nombre d'alertes au smog devrait augmenter, non parce que la qualité de l'air empire en Ontario, mais parce que le ministère de l'Environnement surveille plus étroitement la qualité de l'air dans la province et diffuse plus d'information à cet égard.
Le smog est un terme général qui désigne un mélange de polluants atmosphériques, composé surtout d'ozone au sol et de particules fines. L'ozone se forme lorsque les oxydes d'azote et les composés organiques volatils réagissent ensemble sous le rayonnement solaire, ce qui explique pourquoi le smog sévit surtout en été et dans le sud de l'Ontario. Les particules fines se forment à la suite de réactions chimiques dans l'atmosphère et de la combustion de carburant. Ces particules peuvent faire monter le niveau élevé de smog toute l'année.
Les polluants qui composent le smog proviennent de la combustion de combustible fossile qui se produit dans les véhicules, les centrales électriques, les chaudières industrielles et les logements. Ces composants sont aussi émis par divers procédés industriels, par l'évaporation de combustibles liquides et par l'utilisation de solvants ainsi que d'autres produits volatils, comme la peinture à l'huile. De plus, ces composants sont rejetés durant les incendies de forêts, et par des sources naturelles comme les arbres, les marais et les volcans. Le problème de smog en Ontario est causé en grande partie par des émissions locales et par des polluants transportés par les vents depuis les États-Unis. En fait, plus de la moitié du smog qui sévit en Ontario est dû à des sources de pollution américaines.
Pour prévoir les épisodes de smog, les météorologues du ministère de l'Environnement utilisent des données en temps réel sur les niveaux de pollution qu'ils combinent aux données sur les conditions atmosphériques, la situation topographique et les sources d'émission. Ces données proviennent d'un réseau de 40 stations d'échantillonnage de l'air de la province. Ces quatre dernières années, le ministère a investi plus de 6 millions de dollars pour moderniser le réseau de surveillance de la qualité de l'air en Ontario et en faire le mieux équipé en Amérique du Nord.
Les données du réseau provincial de surveillance de la qualité de l'air servent à calculer l'Indice de la qualité de l'air (IQA). Cet indice renseigne les résidents et résidentes de l'Ontario sur la qualité de l'air à l'échelle locale. Pour établir l'IQA, le ministère mesure les niveaux de six polluants principaux, soit le monoxyde de carbone, le dioxyde d'azote, l'ozone au sol, le dioxyde de soufre, les particules fines et le soufre réduit total. Le polluant dont le niveau est le plus élevé un jour donné constitue l'IQA.
Un IQA au-dessous de 32 indique que la qualité de l'air est bonne ou très bonne. Entre 32 et 49, la qualité de l'air est moyenne, et entre 50 et 99, elle est mauvaise. Un indice de 100 ou plus signifie que la qualité de l'air est très mauvaise.
Depuis le 1er mai 2000, dans le cadre de la nouvelle initiative Qualité de l'air Ontario, le ministère renseigne la population de manière plus complète et plus précoce sur la qualité de l'air.
Si la pollution et les conditions atmosphériques sont telles qu'un épisode de smog est prévu, le ministère informe le public et avertit les personnes les plus fragiles des dangers du smog pour la santé. Le ministère donne l'alerte en deux temps comme suit :
Lorsque les conditions atmosphériques changent, et améliorent la qualité de l’air, le ministère émet un avis de fin de smog.
Depuis mai 2001, la politique du ministère consiste à émettre immédiatement un avis de smog si un épisode de smog se produit sans qu’on n’ait pu le prévenir et que l’on prévoit que les conditions atmosphériques à la source du smog se poursuivront durant six heures.
Depuis août 2002, le ministère a ajouté les particules fines (PM2,5) au calcul de l'IQA. Ce nouveau sous-indice donne un aperçu plus précis de la qualité de l'air. Les Ontariens sont ainsi en mesure de prendre les mesures nécessaires pour ménager leur santé et participer aux efforts de lutte contre la pollution.
Oui, cela arrive. Étant donné que le smog est étroitement lié aux conditions atmosphériques, la prévision du smog ne peut pas être toujours exacte. Par exemple, un système atmosphérique peut arriver en Ontario plus tôt que prévu ou changer de direction au dernier moment.
Ainsi, un épisode de forte pollution peut se produire sans qu'un avis de smog ne soit diffusé. Il arrive également qu'un épisode de smog prévu, et ayant fait l'objet d'une alerte, ne se matérialise pas.
L'alerte au smog a pour but d'avertir les personnes ayant des problèmes respiratoires de ne pas s'exposer inutilement au smog et de demander à la population en général d'éviter les activités qui génèrent des polluants à l'origine du smog. De plus, l'alerte au smog sert à prévenir les diverses sources de pollution qu'une réduction des émissions pourrait être exigée.
Voici certaines mesures à prendre pour protéger votre santé et l'environnement :
Comme toujours, consultez votre médecin pour obtenir des conseils médicaux particuliers et savoir comment faire face à une période de forte pollution.
Quand la quantité de smog atteint un niveau critique, il faut prendre immédiatement des mesures pour protéger les personnes les plus fragiles et pour réduire les émissions susceptibles d'aggraver la qualité de l'air à l'échelle locale. Un plan d'intervention en cas de smog est une série écrite de mesures devant être prises en cas de forte pollution par une organisation, un organisme gouvernemental, une entreprise ou une municipalité. Un tel plan doit prévoir d'informer les résidents ou les employés des risques potentiels du smog pour la santé, et doit préciser les mesures permettant de réduire les risques.
Pour savoir comment mettre sur pied un plan d'intervention en cas de smog et avoir d'autres conseils sur la lutte contre le smog, vous pouvez consulter le Guide d'intervention pour les municipalités (Alertes au smog) et la Trousse d'information dans le site web principal du ministère de l'Environnement (www.ene.gov.on.ca).
Le ministère surveille les niveaux de pollution atmosphérique et diffuse des avis de smog quand la probabilité de voir se développer un épisode de smog est très élevée.
Voici les avis de smog qui ont été émis par le ministère depuis 1995 en Ontario :
| Les avis de smog qui ont été émis par le ministère depuis 1995 en Ontario | ||
|---|---|---|
| Année | Nombre d'avis de smog | Nombre total de jours |
| 1995 | 6 | 14 |
| 1996 | 3 | 5 |
| 1997 | 3 | 6 |
| 1998 | 3 | 8 |
| 1999 | 5 | 9 |
| 2000 | 3 | 4 |
| 2001 | 7 | 23 |
| 2002 | 10 | 27 |
| 2003 | 7 | 19 |
| 2004 | 8 | 20 |
| 2005 | 15 | 53 |
| 2006 | 6 | 17 |
| 2007 | 13 | 39 |
| 2008 | 8 | 17 |
| 2009 | 3 | 5 |
| 2010 | 3 | 12 |
| 2011 | 5 | 9 |
| 2012* | 0 | 0 |
* 3 février 2012
L’Ontario s’est engagé à faire sa part pour réduire les émissions et améliorer la qualité de l’air. L’initiative Qualité de l’air Ontario est un élément d’une stratégie visant à protéger l’environnement et à préserver la santé publique. Parmi les autres éléments de la stratégie, on compte :